Ségolène Royal et la liberté de la presse
Après avoir copieusement accusé la presse et les sondages, bien évidement complices du pouvoir en place, de lui avoir couté sa défaite, les représailles sont déjà au rendez-vous.
Ségolène Royal semble déterminée a faire payer aux média le prix de sa défaite pour tenter de sauver sa tête au moins jusqu’aux législatives. La liste des les exemples s’alonge de jours en jours:
- Procès contre les journalistes Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, les auteurs du livre “La femme fatale” pour “atteinte à l’intimité de la vie privée, à l’honneur et à la considération”,
- Explusion manu-militari de journalistes de TF1 et LCI,
- Mise à l’écard des journalistes du Figaro et des autres journaux du groupe Lagardère: “Mais tous les journalistes n’étaient pas les bienvenus. Pour faire le tri, différents prétextes sont invoqués : « Il faut être membre du Ségo-tour », dit-on à l’un. « Seuls les journalistes présents vendredi » en Bretagne avec Ségolène Royal sont invités, dit-on à l’autre. Au bout du compte, Le Figaro, qui avait été invité par l’équipe de Royal le matin même, est, avec d’autres, prié de quitter la pelouse ainsi que les représentants de deux journaux du groupe Lagardère.“
C’est bien la peine d’accuser Sarkozy de fasciste et de son soit-disant contrôle des médias pour se comporter de la sorte…






















mai 10th, 2007 at 9:34 am
[…] Les réponses à ces questions (et a bien d’autres) sont dans Histoire secrètes d’une élection: “La Femme fatale”, par Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, journalistes au Monde sortie vendredi 11 mai chez Albin-Michel, livre que, curieusement, le couple Royal-Hollande vient de tenter de faire interdire. […]