Le soutien tiéde des éléphants du PS à Ségolène Royal
Si l’investitude de Ségolène Royal est plutôt une surprise par rapport à ses chances supposées ne serait-ce qu’un an auparavant et si les militants de base du PS l’ont plébiscité, il en est quand même que ça énerve: Tous les éléphants du PS, qui ont longement, avec plus ou moins de patience attendu dans l’ombre en espérant la place viennent de se la faire souffler en beauté.
Exit les Lang, Kouchner, DSK, Fabius, Jospin, ils en sont maintenant réduit a constater les dégats et supporter l’ordre nouveau en place au PS.
Et déjà les sourires de façade font place aux petites phrases et à l’amertume.
Jack Lang est un des premiers a ne pas macher ses mots. Mr Lang avait prévu de faire publier un livre pour soutenir sa candidature à l’investiture, mais voyant que les sondages ne lui etaient guère favorable il a finalement préféré ne pas le publier.
Cependant Bernard Pascuito (l’éditeur du livre) lache quelques bribes d’entretiens qui montrent que Jack Lang ne porte pas vraiment le couple Royal-Hollande dans son coeur; morceaux choisis:
« Il [Jack Lang] disait que Hollande avait manipulé tout le monde, en faisant travailler Lang sur le projet socialiste alors que Ségolène n’était jamais là. »
« Ce couple a privatisé le parti à son profit. C’est un déni de démocratie. »
Sur l’expérience de Ségolène : « Elle n’en a aucune, ni à l’international, ni dans un grand ministère. » Sur sa méthode : « On ne peut pas jouer uniquement de son charme, ne rien dire, et espérer devenir présidente. »






















janvier 19th, 2007 at 11:38 pm
Quand Madame ROYAL aura perdu les élections, après que désillusion et désenchantement à son encontre auront pris la place d’une éphémère et aveugle sympathie populaire se nourrissant de la défiance -souvent légitime- de la chose politique, les éléphants ressortiront du bois. En réalité, ils n’y seront jamais rentrés, ayant simplement pris grand soin de se tenir à équidistance du soutien et du dénigrement, attendant que la dame du Poitou ne trébuche sur ses seuls démérites.
Les avons nous entendus, les FABIUS, DSK, et consorts, depuis sa nomination ?
Les plus téméraires d’entre eux, aux premiers signes de faiblesse d’icelle, seront tentés de hater un processus de décomposition, pour en être les premiers bénéficiaires, mais s’exposeront à quelques ruades de défenses, dont certaines pourraient être fatales. On a bien vu des lions mourir d’un coup de sabot mal placé d’une proie qu’il voyaient déjà en festin.
Ce serait une erreur, les plus expérimentés s’en garderont bien. Ils savent que le bon chasseur avance masqué et attend son heure. Sans compter que les petits meurtres se font entre amis, pas en public.
Rien que d’y penser, j’en regrette déjà Marie Ségolène. C’est vrai, elle est plaisante à regarder. Mais déjà beaucoup moins à écouter, quel vide ! Le choix est cornélien : le vide Ségolien, ou bien les clichés éculés de nos archéos socialistes qui ne reconnaissent pas le droit aux Francais de travailler et de s’enrichir.
Tel est le choix du socialiste de base. Pas facile d’être socialiste, finalement.
A tout prendre , soyons positif, le vide c’est un peu mieux que le déni permanent. Mais pas moins dangereux.
Ceci dit, entre la peste et le choléra, je choisis les vitamines. Celles du petit Nicolas.