“Hold-ups, arnaques et trahisons”: Les dessous du PS et la confirmation de triche à grande échelle lors de l’élection de Martine Aubry
Au moment où le PS semble reprendre du poil de la bête après son université d’été à La Rochelle, un ouvrage intitulé “Hold-ups, arnaques et trahisons” revient sur les coulisses du congrès de Reims et l’élection controversée de Martine Aubry à la tête du PS.
Ce livre, dont Le Point publie les bonnes feuilles confirment l’ambiance délétère entre les différents membres du PS, l’abandon de “Juju” Dray en rase campagne; mais surtout, la triche massive dans plusieurs fédérations qui a permis a Martine Aubry de voler l’élection à Ségolène Royal est décrite en détail (Le livre sort le 10 septembre, mais disponible en pré-commande, ce qui vous permettra de l’avoir sur votre table de chevet dès ce week-end).
Quelques morceaux choisis:
- Dans le Nord, comme dans le reste du pays, les bureaux de vote pour le second tour de l’élection du premier secrétaire ouvrent dans quelques heures. La discussion est brève. Il n’y a qu’un seul message à faire passer. Dans un premier temps, la jeune femme pense avoir mal entendu. Mais la consigne est claire: “On ne prend plus de gants, vous bourrez les urnes.”
Une triche grossière planifiée sans trop de précaution. Le comité de ville et la mairie ont les pleins pouvoirs: alors pourquoi se cacher? En témoignent les taux de participation soviétiques qui bondissent entre le premier et le second tour, dans des proportions qui ne peuvent s’expliquer par la seule mobilisation de militants aubryistes subitement remobilisés entre le jeudi et le vendredi. A “Lille-Saint-Maurice”, la participation passe de 64% au premier tour à 93,75% au second. A “Lille-Fives”, de 62% à 93%. Et la palme revient à “Lille-Vauban”, qui voit son taux de participation bondir de 35 points entre les deux tours, de 61% au premier à 96,5% au second! Des scores à faire saliver n’importe quel autocrate, d’autant naturellement que ces regains de mobilisation ne profitent qu’à une seule et unique candidate, Martine Aubry. Seules deux sections lilloises échappent à cette razzia : “Lille-Moulins”, fief de Bernard Roman, un proche de François Hollande, et “Vieux-Lille”=”, tenue par une proche de Pierre Moscovici.- Claude Bartolone, Christophe Borgel, François Lamy et Jean-Christophe Cambadélis, les quatre mousquetaires de Martine Aubry, sont installés dans des bureaux de l’Assemblée nationale. Leur consigne est claire: ne pas lâcher les résultats du Nord tant que ceux de toute la France ne sont pas remontés. A mesure que les chiffres tombent, ils sont rentrés dans un logiciel qui calcule automatiquement l’écart entre Royal et Aubry et fait varier les résultats “virtuels” du Nord afin qu’ils assurent la victoire à Martine Aubry. Claude Bartolone, plusieurs semaines après, reconnaîtra d’ailleurs avoir bloqué les résultats du Nord “dans le but de s’assurer que, même si la Guadeloupe et la Martinique votaient à 100% pour Royal, l’avance de Martine ne permettait pas qu’on la rattrape”. En clair: les résultats du Nord sont gelés pour pouvoir être “ajustés” jusqu’au dernier moment afin d’assurer une avance suffisante à Martine Aubry.
La description de la scène au siège du FMI entre DSK et Anne Sinclair est également savoureuse!
Sources: Le Livre:
et LePoint.fr
