Ségolène Royal désaprouvée par la presse Française pour ses déclarations sur la libération d’Ingrid Betancourt
Après la déclaration fort peu élegante de Ségolène Royal au sujet du rôle de Nicolas Sarkozy dans la libération d’Ingrid Betancourt, la presse et la classe politique (y compris son propre camps, Jack Lang en tête) sont unanimes pour la condamner.
Morceaux choisis:
- La Voix du Nord : “Pour Ségolène Royal, le plus gênant n’est pas l’avalanche de critiques venue de la droite et de la gauche. C’est le fait d’avoir été démentie en mondiovision par la principale intéressée”.
- L’Alsace : “En déniant le moindre rôle au chef de l’État français dans la fin du calvaire d’Ingrid Betancourt, Ségolène Royal a non seulement préféré la froideur partisane à la chaleur du moment, elle a aussi fait passer la gratitude exprimée par l’ex-otage pour de la niaiserie”.
- Le Figaro : “Si on suit le raisonnement de la dirigeante socialiste, il faudrait interdire au chef de l’Etat de s’exprimer ou d’apparaître lorsque survient un évenement heureux de portée nationale”
- La République du Centre : “Ségolène Royal, bien qu’elle s’en défende, a commis une faute par obsession partisane. La France qu’a dit tant aimer Ingrid Betancourt n’est pas forcément celle-là ”
- Les Dernières Nouvelles d’Alsace : “Ségolène Royal aurait mieux fait de se taire en s’en prenant à Nicolas Sarkozy un rare jour de belle unanimité”.
- Journal de la Haute-Marne: “Dommage qu’il y ait eu une fausse note, à savoir les déclarations intempestives de Ségolène Royal” alors que Nicolas Sarkozy “est resté dans un registre modeste, reconnaissant que le succès de l’opération revenait essentiellement à l’armée colombienne”.
- Le Midi Libre : “Ségolène Royal aurait-elle dû tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler? Sans doute”
Cela fait bien longtemps qu’aucune déclaration politique n’avait fait une telle unanimité… Allez pour le plaisir revoici la réaction de Jack Lang: “[…] les querelles autour d’une prétendue récupération politique me paraissent dérisoires. […] minimiser aujourd’hui le rôle du président Sarkozy relève d’une rare mesquinerie et d’un manque d’élégance moraleâ€?, car “Pour avoir personnellement participé à l’Elysée, en décembre dernier, à une rencontre entre le président Sarkozy et le président Chavez, je peux témoigner que le président français n’a pas ménagé sa peine pour arracher Ingrid Betancourt à ses geôliersâ€?.

